Nicolas Sarkozy s'inquiète du «travailler plus sans gagner plus» de Fillon

Publié le 18 Janvier 2017

Nicolas Sarkozy s'inquiète du «travailler plus sans gagner plus» de Fillon

Nicolas Sarkozy a, à son tour, alerté François Fillon sur les dangers d'un programme trop dur pour le peuple.

Le programme libéral de Fillon fait peur à pas mal de députés LR. François Fillon, lui, se montre inflexible : "la radicalité de son projet", il ne veut rien en changer. Nicolas Sarkozy, comme Laurent Wauquiez auparavant, a tenté de persuader Fillon de faire un geste dans un contexte où les classes moyennes sortent épuisées par cinq ans d'effort.

Au cours des primaires, Nicolas Sarkozy avait déjà défendu cette thèse : on ne peut pas revenir au pouvoir et dire aux Français, on supprime l'ISF et, pour vous, il n'y aura rien. Vendredi, lors de leur déjeuner, l'ancien chef de l'État est remonté au créneau.

Il est vrai que Fillon, s'il est élu, demandera de nombreux efforts au pays : la retraite à 65 ans, la TVA qui augmentera de deux points, la fin des 35 heures qui se traduira par la fin des heures sup dans certaines entreprises et la fin des RTT pour les cadres, la dégressivité de l'indemnisation du chômage...

Nicolas Sarkozy s'inquiète. Il n'est pas le seul. Laurent Wauquiez préfère dire tout haut qu'"il faut envoyer un signal positif à la France du travail". "Si ce n'est pas la défiscalisation des heures supplémentaires, alors trouvons autre chose", indique le président de la région Rhône-Alpes, dont la liberté de parole se veut "utile à la victoire de Fillon".

"Travailler plus sans gagner plus" ?

On comprend que s'engager dans la bataille présidentielle avec cette perspective de "travailler plus sans gagner plus" en effraie plus d'un chez les députés LR...

Rassemblement de sa famille politique. 

Pour ses détracteurs internes, le rassemblement aurait dû se faire sur les points de convergence entre les idées des uns et des autres, à la manière de ce qui s'était fait en 2007, pour l'élaboration du programme de Nicolas Sarkozy entre les gaullistes, les centristes et les libéraux.

"Pour l'instant, Fillon n'écoute personne. Et il s'est entouré de béni-oui-oui qui aspirent à un poste ministériel", s'inquiète-t-on chez Les Républicains. 

EMMANUEL BERRETTA pour lepoint.fr

 

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Présidentielle, #Actualité

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