Les sarkozystes étrillent François Fillon et son programme

Publié le 12 Janvier 2017

Christien Estrosi, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti en 2012. Photo AFP

Christien Estrosi, Laurent Wauquiez et Eric Ciotti en 2012. Photo AFP

Tour à tour, Christian Estrosi et Laurent Wauquiez ont publiquement critiqué les choix du candidat de la droite.

François Fillon a déjà trouvé ses frondeurs. A peine désigné candidat de la droite à l'élection présidentielle, l'ancien Premier ministre essuie déjà les critiques de son propre camp. Et sans surprises, ce sont les sarkozystes qui se montrent les plus turbulents.

Invité à s'exprimer lors du tout premier meeting de François Fillon à Nice, Mercredi 11 janvier, Christian Estrosi n'a pas hésité à envoyer plusieurs piques à son candidat:

"On ne gagnera pas sans s'adresser aux millions de Français délaissés.(...) Le mot social n'est pas une grossierté."

Mais ce n'est pas la première fois qu'un sarkozyste s'élève contre le programme de François Fillon. Le matin même, Laurent Wauquiez, ancien lieutenant de Nicolas Sarkozy, souhaitait intégrer la défiscalisation des heures supplémentaires dans le programme du candidat de la droite.

"Un projet présidentiel en 2017 ça ne peut pas être que du sang et des larmes", déclarait le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avant de poursuivre dans le même esprit: "Ma conviction, c'est que ce programme doit être enrichi."

Une demande refusée par le principal interressé, dans la foulée.

Ce qui n'a pas empêché la députée Les Républicains Valérie Debord - proche de Nicolas Sarkozy - de réclamer, une nouvelle fois, le retour de la mesure emblématique de l'ancien chef d'Etat, quelques minutes après le refus de François FIllon.

Chez les sarkozystes, le malaise semble plus profond que ces déclarations à l'emporte pièce. Le Figaro explique que les troupes de l'ancien président de la République se sentent exclues de la nouvelle organisation voulue par le vainqueur de la primaire.

"Ils sont nombreux aujourd'hui à juger que l'ancien premier ministre ne leur ouvre pas assez grand les bras. C'est avec amertume, parfois avec rage, qu'ils voient les proches d'Alain Juppé, de Bruno Le Maire, de Nathalie Kosciusko-Morizet récompensés quand eux attendent encore que l'on fasse appel à leurs services"

 

Article complet ici : huffingtonpost.fr

 

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Les Républicains, #Présidentielle

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gilles-frederic 14/01/2017 03:11

Jamais avec Fillon

gilles-frederic 14/01/2017 03:10

Jamais avec le traître de Fillon