En Bretagne, Fillon investit un juppéiste plutôt qu'une sarkozyste

Publié le 13 Janvier 2017

Maël de Calan

Maël de Calan

François Fillon a tranché. Ou plutôt il a respecté « le testament » d'Alain Juppé formulé au soir du second tour de la primaire de la droite et du centre, en novembre dernier. Ils étaient deux à briguer l'investiture Les Républicains pour les législatives de juin 2017 dans la quatrième circonscription du Finistère : la sarkozyste Agnès Le Brun et le juppéiste Maël de Calan. C'est finalement le trentenaire, membre de la garde rapprochée du maire de Bordeaux, qui l'emporte.

 

En juin dernier, la Commission nationale d'investiture (CNI) a préféré attendre les résultats de la primaire avant de se décider, gelant ainsi la circonscription. À l'époque, alors que les sondages plaçaient Alain Juppé et Nicolas Sarkozy favoris, le calcul était simple : celui qui l'emporterait choisirait son poulain au lendemain du second tour du scrutin. Personne n'avait imaginé l'hypothèse Fillon. « Au soir du premier tour, l'écart de François Fillon sur Alain Juppé a beaucoup inquiété Maël de Calan. Tout était rebattu à droite, et notamment ses ambitions de député », raconte un proche filloniste.

 

Investir Maël de Calan n'est néanmoins « pas une surprise », affirme ce fidèle de François Fillon. Selon lui, « il s'agit d'une demande particulière d'Alain Juppé, formulée auprès de François Fillon, lequel a respecté ce testament ». Contacté par Le Point, le juppéiste se dit ravi de cette décision. « Je prends toute la mesure de cette investiture, c'est une marque de confiance. Ce sera une campagne de reconquête dans une circonscription difficile détenue depuis 1997 par la gauche [par Marylise Lebranchu, NDLR] », indique le nouveau candidat Les Républicains.

 

Si Agnès Le Brun a déclaré au Télégramme qu'elle avait « pris acte » du choix de la CNI, « il est peu probable qu'elle travaille main dans la main avec Maël puisque ces deux-là se détestent cordialement. Elle a peu apprécié qu'il vienne chasser sur ses terres », fait savoir un cadre LR du cru. 

Dans le « testament » d'Alain Juppé figurait également le nom de Gilles Boyer. Autre lieutenant du maire de Bordeaux, il serait intéressé par une candidature aux législatives. Selon un cadre LR, « son cas est encore à l'étude. Rien n'est tranché pour l'heure. » Annoncé dans les Hauts-de-Seine, il pourrait débarquer dans une autre circonscription où un député LR sortant serait en situation de cumul.

OLIVIER PÉROU pour lepoint.fr

 

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Les Républicains

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