FILLON, TROP RADICAL

Publié le 15 Décembre 2016

Nicolas SARKOZY sait que "la politique est le premier des arts et le dernier des métiers. (Voltaire). François Fillon plastronne depuis des années. Lui seul pense avoir le courage de FAIRE les réformes drastiques.

Certes, Le constat de F. Fillon sur la situation de la France fait consensus, à droite. Le volontarisme affiché plait. Enfin quelqu'un qui sera congruent, pensent les Français de Droite. Ainsi, La détermination se traduit logiquement dans les mots : "au début était le verbe" dit la bible. Mais vient rapidement l'inévitable explication de texte. Et Chacun sait que l'on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment. Ex sur la sécu.

Fillon s'est construit une image de rigueur et de courage. Mais dans son camp, bruissent déjà les reproches et les inquiétudes des généraux, qui lui font savoir qu'avec de telles mesures, l'issue de la bataille de 2017, devient incertaine. Adieu, veaux, vaches, cochons.....
Pour F. Fillon, le temps du réalisme l'a déjà rattrapé.
Pour qu'il sorte du corner dans lequel il s'est mis, il lui faut alors rétro pédaler ou capituler, en rase campagne. Car, Avant de FAIRE, il faut dire et surtout bien dire. "Avoir une vision, c’est d’entrevoir comment le futur sera particulièrement meilleur à cause de changements spécifiques » (Joseph Boyett). Oui, L' analyse de la situation économique de la France par F. Fillon est bonne et j'y souscris. Mais incarner le volontariat ne peut à lui seul, édulcorer la rudesse des mesures.
Le Gal De Gaulle aurait dit à F. Fillon :"pour que le projet soit beau, il faut que la route soit belle".

Depuis quelques semaines, Comme des millions de sarkozystes, je suis abasourdi.

Le complot a fonctionné. Nicolas SARKOZY a été battu, laminé par un système médiatique, haineux à son encontre. La démocratie a donc rendu son verdict. Fillon l'a emporté, à DROITE. La mort dans l'âme, nous devons accepter le résultat. La politique est implacable.
La passion a été balayée par le réalisme froid, la compétence par la soit-disant nouveauté, l'expérience par le changement, le charisme par la froideur.
J'ai peur que le simple parcours d'un homme politique, au pouvoir, quelque soit son efficience, devienne dorénavant son défaut cardinal. Le peuple zappe, encouragé par des médias cannibales, nourris au biberon de l'événementiel rentable. Hollande, pourtant chouchou des médias a été lâché en rase campagne, par ceux-ci, au bout de 6 mois.

Le rejet de N. SARKOZY est le fruit d'un incessant travail de sape du système médiatique et gauchiste. Le virus du rejet a incubé, jour après jour, dans l'éprouvette anti sarkozyste. Le virus a contaminé un nombre considérable d'électeurs. On a fait croire que Fillon était un parangon de vertu, un vrai libéral en économie et le seul vrai défenseur de la famille. La stratégie de gauche marche à fond. Fillon est l'épouvantail qu'il faut mettre en avant pour recréer l'irénisme de gauche. 

Mais, Fillon est l'adversaire idéal pour l'ensemble de la gauche. Écoutez Machiavel : "malheur, de n'avoir point d'ennemi" ( pour être unis, il faut l'être contre quelque chose ou contre quelqu'un). 
Avec Fillon, le plan de la gauche peut réussir : réunifier la gauche contre l'ultra libéralisme qui voudrait le malheur du peuple. Le stratagème n'avait aucune chance de réussir avec N. SARKOZY, par ailleurs seul vrai rempart contre les extrémistes. Les français pourraient s'en mordre les doigts!

N. SARKOZY sera alors le recours ! Et nous sarkozystes, serons avec lui.

Merci Nicolas et à bientôt.

 

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Rédigé par Jean-Pierre Maxime

Publié dans #Actualité

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willy FURTER 17/12/2016 08:31

J'ai été sarkozyste convaincu. La démocratie a parlé. Je suis donc, sans état d'âme, derrière François FILLON. Il a été 5 ans au contact de Nicolas SARKOZY. Il a pu apprécier ses qualités et les utiliser pour continuer son oeuvre. Il a vu également ses défauts qu'il devra éviter de reproduire. Je sais que sa lucidité lui permettra d'avancer, à condition d'être soutenu et non critiqué.
Il faut, au moins, un FRANCOIS de droite pour réparer les conneries des deux de gauche.
Il y a 35 ans François 1er a envoyé au repos, 1 génération de salariés, sans souci de la casse industrielle provoquée.
Il l’avait promis, il a tenu ses promesses. Les caisses étaient pleines et la pénibilité au travail a favorisé l’opération.
Les 35 heures+ les RTT ont encore enfoncé le clou.
La décision de François 2 de ne pas décider a augmenté le laxisme.
35 ans plus tard, malgré une nette amélioration des moyens de production et de manutention, les caisses sont vides et la nécessité de revenir aux 65 ans, est devenue un problème majeur.

Ne pas remplacer 1 fonctionnaire partant à la retraite sur 2 est, à mon avis, une caricature qui appelle des polémiques inutiles.
Il serait tellement plus parlant de dire qu’on va supprimer TOUS les postes de fonctionnaires devenus obsolètes par l’arrivée d’internet et du numérique, de cesser toute les publications papier qui peuvent être remplacées par des mails, libérant les boites aux lettres.
Les fonctionnaires libérés pourront:
- remplacer les retraités dont le poste est indispensable;
- permettre la réouverture de toutes les classes de maternelle et de primaire, dans tous les villages et les villes, en utilisant les capacités d’un personnel dont la fonction permet d’enseigner, la morale, le français et le calcul, soulageant les couples de jeunes parents tout en inculquant des valeurs républicaines aux enfants d’étrangers, qui n’ont pas la capacité de les leur fournir.

La retraite à 65 ans est une mesure de gauche que la droite devra batailler pour faire appliquer.
En effet, si 5 ans de retraite en moins représente un sacrifice pour les plus aisés, ce sont 5 ans de précarité en moins, pour les plus défavorisés et les plus nombreux.
C’est une profonde INJUSTICE qui sera réparée et qu’il faut ABSOLUMENT SOULIGNER.

Bonne journée.