LETTRE D’UN SARKOZYSTE A FRANCOIS FILLON

Publié le 30 Novembre 2016

Dimanche 27 novembre, j’ai voté pour vous. Je suis sarkozyste de cœur et ma raison me porte, de toutes mes forces, à soutenir le parti de droite, Les Républicains. 

Après la défaite de N. SARKOZY, j’ai reporté, sur votre personne mes espoirs de bouter les socialistes hors du pouvoir. Ce parti a fait trop de mal à notre pays, depuis Mitterrand. Alors, il n’est pas question de le ménager, d’autant plus que N. Sarkozy a loyalement appelé à voter pour vous.

La Bruyère disait avec malice : »Les visites font toujours plaisir, si ce n’est en arrivant, du moins en partant ». Alors, au revoir, les socialistes !
Vous êtes un gaulliste, conservateur et libéral. Je partage donc beaucoup de vos convictions. 
Vous allez probablement diriger notre pays avec des valeurs et des croyances que je ne peux pas renier.

Mais, le plus dur commence, pour vous comme pour d’autres, avant vous. Car une chose est de conquérir le pouvoir, une autre en est de réformer un pays comme la France. Vous avez été ministre de Chirac et premier ministre de N. Sarkozy. Vous avez, semble t-il, à chaque fois, souffert de n’avoir pu réformer jusqu’au bout de vos objectifs.

Nous aurons tous compris que vous accusez J. Chirac et surtout N. Sarkozy d’avoir manqué de courage. Mais, vous allez maintenant devoir revêtir les habits du dirigeant, responsable et décideur. Et cela change tout car Le président de la république est le N° 1 et endosse toutes les responsabilités, devant le peuple souverain. 

Henri Rochefort, dans un éditorial du journal La Lanterne, expliquait que « la France comptait 36 millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement". Vous le savez : L’ampleur de la tâche d’un président est colossale.

Je n’aurais certainement pas l’outrecuidance de vous faire la leçon, sur ce point-là non plus.. Mais, gageons qu’en vertu du principe selon lequel « le pouvoir rend réaliste », vous conviendrez que le mieux est souvent l’ennemi du bien. Rappelez-vous que JUPPE, pourtant droit dans ses bottes, a dû en rebattre, en 1995, avec sa réforme de la retraite. Chirac, soucieux et inquiet par l’effervescence de la rue l’a fait partir.

N. SARKOZY, fortement freiné par la grande crise de 2008, dans la volonté de mener son plan de réforme a préféré intelligemment calmé le jeu. Et vous avez constitué un tandem qui a duré 5 ans. Merci Nicolas !
Résultat : 5 années de réformes sans révolte sociale grave.

Alors, bien sûr, vous pouvez toujours dire que la France était quasiment en faillite, en 2007. 
Reconnaissez que vous n’aviez, vous non plus, pas vu venir la terrible crise de 2008, sans laquelle, vous eussiez peut-être réformé en profondeur, notre pays, avec N. SARKOZY. Ce dernier eut été alors le très grand président que vous aviez pressenti, puisque vous avez accepté d’être son premier ministre.

Oui, je voterai FILLON, en 2017. Mais, Nicolas Sarkozy restera mon choix de cœur et de raison.

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Rédigé par Jean-Pierre Maxime

Publié dans #Présidentielle

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katlen 02/12/2016 18:23

Merci , pour notre President Nicolas Sarkozy