HENRI GUAINO: POURQUOI JE DEMEURE CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Publié le 27 Novembre 2016

HENRI GUAINOMerci Monsieur Guaino pour votre témoignage. Les Fidèles Sarkozystes observent et écoutent.
 

POURQUOI JE DEMEURE CANDIDAT A L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Etrange moment que cet entre-deux de la primaire de la droite et du centre : d’abord à cause du sentiment de tristesse que je ne peux m’empêcher d’éprouver à la façon dont Nicolas Sarkozy quitte la scène politique. Au delà des désaccords des derniers temps, je me souviens de ce que nous avons vécu et accompli quand tant d’autres ont oublié qu’ils avaient été ses ministres…

Ce moment est aussi étrange parce qu’il y a comme un hiatus entre le pays réel et les hymnes à la démocratie nourris par les 4 millions de votants - chiffre élevé pour la droite et le centre, mais qui reste faible au regard des 45 millions d’inscrits sur les listes électorales, qui votent en général à l’élection présidentielle à plus de 80%. On parle plus que jamais du « peuple de droite » et du « peuple de gauche ». On en oublie que c’est le peuple de France tout entier, qui, l’année prochaine, choisira son président. Celui-ci devra être l’Homme de la Nation et non celui d’un camp. Parce que la primaire fabrique le candidat d’un camp, elle porte un coup fatal à une certaine idée de la France, de la République et de l’Etat. Elle est peut être la dernière pelletée de terre jetée sur le cercueil de la Vème République. Car le président de la République a besoin, pour pouvoir gouverner et incarner l’unité de la Nation, de la confiance et du respect de tous, pas seulement de ceux de la droite ou de la gauche. Le président élu par un hold up électoral de deux ou trois millions d’électeurs et par défaut au second tour, ne pourra pas assumer les devoirs de sa fonction au milieu des désordres du monde et de la société. Les uns sautent sur leur chaise en criant « la droite ! la droite ! », les autres en hurlant « la gauche ! la gauche ! », quand les Français ne se sont jamais, dans leur immense majorité, aussi peu reconnus dans ces partis qui semblent ne plus avoir d’autre objectif que celui de conserver ce qu’ils peuvent de leur part de marché électoral qui se réduit inexorablement.

La France mérite mieux que le retour au régime des partis qui tentent, pour survivre, de confisquer la démocratie, parce qu’ils sont incapables d’apporter des solutions aux problèmes de la France et des Français, incapables de trancher sur la mondialisation, sur l’Europe, sur les frontières, sur un modèle de civilisation, de société. Les circonstances exigent davantage que les affrontements et les petits calculs dérisoires de la primaire. Le grand problème de la France a toujours été de pouvoir être gouvernée. C’est bien pour cela qu’elle a besoin des institutions de la Vème République. C’est bien pour cela qu’elle a besoin que la politique soit élevée au niveau intellectuel et moral auquel l’avait placée le Général De Gaulle.

Je ne me résigne pas à cette destruction de nos institutions et à cet abaissement de la politique qui entraine la Nation vers le fond.
C’est pour cela que je suis et que je demeure candidat à l’élection présidentielle.

HENRY GUAINO

Rédigé par Stéphane SB

Publié dans #Présidentielle

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