Alain Juppé, il n’y a qu’une France !

Publié le 13 Novembre 2016

Alain JuppéAlain Juppé veut « réconcilier les deux France » ! Quelle idée, il n’y a qu’une France !

Juppé n’aime pas Trump parce qu’il le trouve vulgaire. La belle affaire ! Beaucoup n’aimaient pas Sarkozy mais se repentent amèrement aujourd’hui d’avoir voté contre lui en 2012 et d’avoir ainsi contribué à l’accélération du processus de déliquescence nationale commencé avec Mitterrand et continué avec le chiraquisme, version molle, dont l’immobilisme et le laisser-aller ouvraient largement les portes qui conduisaient nos électeurs exaspérés vers le faux graal du FN. Nicolas Sarkozy après avoir maîtrisé la violente tempête de la crise européenne, voulait assurer cette rupture et avait commencé d’opérer le redressement économique, social et sociétal du pays quand un « Président de rencontre » élu par accident est venu tout remettre en cause et par son incurie maladive a rendu béantes les portes du FN où s’engouffrent maintenant les « déçus » de la gauche !

Non cher Alain Juppé, la gauche ce n’est pas la France ni même une des « deux France ». Elle vient encore une fois de prouver qu’elle n’était pas capable d’en prendre les rênes. Et la France, ce n’est pas le centre non plus. Ce n’est pas au centre qu’il faut chercher nos électeurs ! Ils sont à droite et en particulier au Front National à qui il faut les reprendre parce qu’ils y sont allés par exaspération de l’incapacité de la droite molle et de ses alliés centristes, à se débarrasser de cette gaucho-bien-pensance dont ces derniers se sont eux-mêmes laissé contaminer.

Seule une droite forte est aujourd’hui capable de rétablir l’ordre dans les « quartiers sensibles » en opérant l’indispensable cadrage de l’immigration et de la pratique islamique et de faire face à la rue pour réformer le droit du travail et l’ensemble du secteur public pour que l’économie et l’Etat fonctionnent à nouveau de façon efficace et créent des emplois pour le peuple.

Prendre de telles décisions et en imposer l’exécution exigera du nouveau Président même si le peuple aura validé son programme par son vote, un immense courage politique et une volonté sans faille aussi bien à l’égard des « décideurs » (parlementaires, élus locaux, fonction publique, chefs d’entreprise) que de ceux à qui les décisions s’appliqueront (salariés du privé et du public, syndicats et corporations professionnelles diverses, travailleurs indépendants, chômeurs, etc…).

Le Président et son Gouvernement ne devront donc dépendre que d’eux-mêmes et en aucune manière de partenaires politiques dont la fiabilité et l’esprit de décision ont beaucoup laissé à désirer dans le passé de Lecanuet à Lagarde en passant par Stasi, Bayrou et autres « chefs » de l’UDF dont sont issus la plupart de ceux de la droite molle ex-UMP, du Modem et maintenant de l’UDI. C’est pourquoi il est d’une part indécent et assez malhonnête politiquement d’aller à gauche « draguer » des électeurs qu’on rebaptise « déçus de la gauche » pour gagner quelques points à la primaire de droite et d’autre part, dangereux de passer des accords formels ou informels concernant les législatives avec des François Bayrou ou des JC. Lagarde pour gagner les votes du centre sans même s’assurer qu’ils joueront le jeu de la solidarité à droite à la primaire et en prenant le risque qu’une fois arrivés au pouvoir avec vous, ils se fassent tirer l’oreille pour voter et soutenir les décisions qu’il faudra prendre pour redresser effectivement le pays, les plus importantes étant à coup sûr les plus difficiles et donc les plus sujettes à hésitation, dilution, procrastination ou même rejet de leur part.

Cher Alain Juppé, souffrez donc que nous jugions votre attitude incorrecte politiquement vis-à-vis de la droite, aléatoire pour le succès des réformes qui risquent d’être ajournées, diluées voire annulées par manque de cohérence et de volonté dans votre majorité gouvernementale, et donc dangereuse pour la France qui risque ainsi d’échouer dans son redressement et en cas d’insuccès du mandat, d’ouvrir au FN les portes du pouvoir en 2022 … ou même avant si le peuple exaspéré en venait à se soulever contre un pouvoir qui, une fois encore, ne tiendrait pas ses promesses.

 

Alain Teyssonnière de Gramont

bienpensance-penserfaux.eu

Rédigé par La rédaction

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