« ploucs »: comment L'Obs fait preuve de mauvaise foi et de malveillance

Publié le 23 Octobre 2016

La polémique sur les propos soi-disant tenus par Sarkozy est un nouvel épisode de la guerre que les Bobos livrent au peuple.

À l'occasion d'un déjeuner avec l'Agence France-Presse (AFP), le candidat à la primaire des Républicains a évoqué les gens qui votent pour lui en les qualifiant de « ploucs », sous-entendant non pas que lui-même les méprise, mais que les journalistes qui lui faisaient face lors de ce déjeuner méprisent, eux, ce peuple qui regarde le 13 heures de TF1, qui ne veut pas de burkinis sur les plages de Juan-les-Pins, qui voit dans la Rolex un désirable symbole de réussite, et qui a voté et revotera peut-être « Sarko ».

En reprenant telle quelle la phrase « Mon électorat est populaire, ce sont des ploucs »L'Obs fait preuve de mauvaise foi et de malveillance, de même que les journalistes de l'AFP qui ont confirmé ces propos à l'hebdomadaire sans restituer l'intention dans laquelle ils ont été tenus. Ce faisant, ces détenteurs de cartes de presse trahissent le mandat que leurs lecteurs leur confient, puisque ces derniers attendent des journaux qu'ils fassent preuve d'un minimum d'objectivité – ce qui est devenu impossible à la plupart des journalistes s'agissant de Nicolas Sarkozy.

Parce qu'il est aussi un homme infiniment plus complexe que cela, c'est l'honneur de Nicolas Sarkozy que de ne pas sombrer dans le ridicule où se mettent les amateurs du Festival d'Avignon et autres déambulateurs approbatifs des expos ineptes qui pullulent à Paris.

C'est son honneur que de ne pas faire semblant de s'extasier devant les films grotesques que le cinéma français surproduit à longueur d'année aux frais de l'État, son honneur que de ne pas fréquenter ces théâtres assassinés par le snobisme, son honneur que de ne pas rire aux blagues de Charline Vanhoenacker et autres comiques officiels du socialisme hégémonique.

C'est son honneur que de rester lui-même pendant que toutes ces feuilles mortes s'acharnent à être dans le vent, et c'est une honte, de la part de ces journalistes, d'attaquer aussi bas – à leur niveau.

CHARLES CONSIGNY

lepoint.fr

 

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Actualité

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