LETTRE OUVERTE AUX CLASSES MOYENNES

Publié le 17 Octobre 2016

Chères classes moyennes,

Ces dernières années n'ont pas été simples pour beaucoup d'entre vous. Premières victimes de l'offensive fiscale de François Hollande depuis 2012, frappés par une baisse du pouvoir d'achat, considérés trop riches pour toucher les aides socialistes, abandonnés dans des calculs politiciens de "réformes sociétales",... ceux parmi vous qui ont cru à ses promesses sont immanquablement déçus. Ceux qui présageaient le pire n'ont pour se consoler que la certitude qu'ils avaient raison.

Ne nous voilons pas la face : si nous n'avons pas encore atteint la catastrophe, l'heure est grave pour les classes moyennes. Elles ne font pas de bruit, ces classes moyennes, elles ne détruisent pas le mobilier urbain sous prétexte de manifestation, elles ne pétitionnent pas tous les quatre matins pour conserver des privilèges ou interdire à l'autre de penser différemment. Délaissées par le pouvoir, les classes moyennes  ne sont bien souvent considérées que la veille du scrutin électoral.

Délaissées oui, mais pas totalement oubliées : les 103 créations ou hausses d'impôts et 50 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires, notamment concentrés sur les ménages, depuis l'élection de François Hollande en 2012 ont laissé des traces. Tout comme l'injustice au quotidien, érigée comme modèle par le Gouvernement socialiste.

Vous savez bien de quoi je parle : de cette manie de dévaloriser le travail, de ces effets de seuil  bien connus du "trop riche pour être pauvre...mais suffisamment pauvre pour avoir du mal à boucler les fins de mois", de ces charges si élevées que les Français ne sont pas payés à la juste valeur de leur travail, de cette taxation abusive tout au long de la vie, y compris jusqu'à l'acte de transmission à ses héritiers d'une vie de labeur. Oui, il y a de quoi être inquiet !

Pourtant, cette situation n'est pas une fatalité. D'importantes réformes doivent être mises en place dès le lendemain de l'élection présidentielle de 2017. Je vous propose notamment de revaloriser concrètement le travail : en créant une allocation unique pour rassembler les allocations sociales, celle-ci doit être strictement limitée à 75% du SMIC, afin que celui qui travaille soit toujours assuré de gagner davantage que celui qui ne travaille pas. Dans le même temps, une baisse des charges permettra de rétribuer les travailleurs à la juste valeur  de leur activité.

Encore faut-il que toutes nos économies ne disparaissent pas dans les impôts, taxes et LA la contributions diverses me direz-vous. Vous avez raison. D'urgence, la fiscalité doit être allégée, avec la défiscalisation des heures supplémentaires, une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu et une exonération des successions afin que nos héritiers puissent bénéficier du fruit de notre travail, afin que "transmission" ne soit plus un gros mot. En ligne directe et jusqu'à 400 000 euros, les successions doivent être exonérées de cette taxation qui ajoute aujourd'hui l'impôt à l'impôt jusqu'au caveau.

Tout cela n'est pas encore une nouvelle lubie électorale. Bien au contraire, il s'agit du seul moyen de réconcilier les classes moyennes avec elles-mêmes, du seul moyen d'instaurer une véritable justice en matière de travail et de fiscalité. Un candidat à l'élection présidentielle porte cette ambition, et ce candidat c'est Nicolas Sarkozy.

Manon Laporte

Avocate-fiscaliste

Conseillère régionale Ile-de-France

sarkozy.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #ToutpourlaFrance

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