Sarkozy étrille Hollande, le «président qui se cache»

Publié le 23 Juin 2016

Sarkozy étrille Hollande, le «président qui se cache»

L'ancien chef de l'État a passé la journée à Arcachon, en Gironde. L'occasion de revoir ses plus fidèles soutiens et de critiquer l'action du président de la République.

À Arcachon

Il y avait, jeudi, comme un air de campagne à la mer, sous le soleil du Bassin d'Arcachon. Nicolas Sarkozy a passé la journée avec son ami Yves Foulon, député-maire d'Arcachon, entre réunions avec les acteurs locaux, dédicaces de son livre et réunion publique en fin de journée. Dans cette région qu'il affectionne, où il est souvent venu en vacances, sa popularité n'a jamais faibli. Alors l'ancien chef de l'État n'a pas boudé son plaisir. Pourtant la journée n'avait pas bien démarré. Ou du moins le retard au départ de Paris en cette journée de contestation sociale («nous avons passé une heure à attendre que les contrôleurs aériens veuillent bien faire leur travail», s'est-il désolé) lui a donné l'occasion de critiquer l'état du pays. «Tout ça se termine dans une farce, si ce n'était pas dramatique», a-t-il énoncé devant des représentants locaux du commerce ou de l'hôtellerie.

Le président des Républicains a donc développé ses préconisations en matière d'économie.

Face à eux, le président des Républicains a donc développé ses préconisations en matière d'économie. «Dans dix mois, c'est l'alternance», a-t-il promis. Présentant les propositions sous le «on» d'un éventuel futur gouvernement de droite, il n'a pas pu s'empêcher parfois de glisser vers le discours à la première personne, celui de l'inévitable candidat («je ne proposerai pas de suppression de la TVA», «ma priorité, ce sont les 6 millions de chômeurs, pas les Bac +18»).

Nicolas Sarkozy ne s'est pas encore déclaré candidat dans la course à la primaire de la droite. Mais ici sa campagne a bel et bien commencé et ses soutiens ne s'en cachent pas. Sous l'égide d'Yves Foulon, les référents départementaux de l'ex-président de la République pour la région Aquitaine s'étaient déjà réunis il y a quinze jours pour présenter leur stratégie et leurs actions pour le candidat non-déclaré. Le député-maire d'Arcachon, fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, sera d'ailleurs son VRP à l'échelle régionale.

Désordre et absence d'autorité

Un peu plus tard dans la journée, Nicolas Sarkozy a de nouveau épinglé François Hollande, cette fois face à des pêcheurs et ostréiculteurs. Il n'a pas manqué de leur rappeler qu'il les avait déjà rencontrés, dans des contextes plus houleux: «Je n'ai jamais trahi les pêcheurs. Quand il y a eu des problèmes, je suis venu, y compris quand c'était chaud. Vous voyez depuis quatre ans ce que c'est qu'un président qui se cache.» Nouvelle attaque quelques minutes plus tard lorsque les journalistes l'interrogent sur la manifestation du jour, d'abord interdite puis autorisée: «La France est dans une situation que plus personne ne contrôle, avec un gouvernement qui a perdu toute forme d'autorité. J'ai rarement connu une journée comme celle d'hier (…). Quelle impression de désordre, d'absence complète de ligne politique, d'autorité».

En réponse, il affiche sa fermeté sur la question des violences commises lors des précédents défilés. Pour l'ex-président, c'est la CGT qui doit payer les frais des dommages causés par les casseurs à l'hôpital Necker à Paris. Il souhaite même que l'on «adopte pour les casseurs répertoriés la même loi que celle pour les hooligans»: une assignation à résidence ou une obligation de pointer au commissariat les jours de manifestations.

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #LaFrancePourLaVie

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