Primaire à droite : Nicolas Sarkozy joue avec les nerfs de ses rivaux

Publié le 8 Juin 2016

Primaire à droite : Nicolas Sarkozy joue avec les nerfs de ses rivaux

Plus de 1 500 personnes attendues dans la grande salle des halls de la Filature, dans la banlieue de Lille, une trentaine de parlementaires à ses côtés — dont François Baroin, Eric Woerth, Christian Jacob, Eric Ciotti, Rachida Dati — et un discours de trois quarts d’heure sur la France, les Français, l’identité et les valeurs de la République.

Une dé- monstration de force qui ressemble à s’y méprendre à une déclaration de candidature ? Non, jure pourtant l’entourage de Nicolas Sarkozy, qui sera aussi l’invité exceptionnel de la matinale d’Europe 1 demain pour exposer ses propositions.

« Si je fais des salles remplies de monde et que d’autres font des salles à moitié vides, c’est peut-être aussi qu’il y a une inégalité de talent », lui a renvoyé Sarkozy, glaçant, devant ses pairs. « Cela traduit l’inquiétude et la fébrilité chez ses concurrents », estime Eric Ciotti, qui rappelle que « Nicolas Sarkozy a été élu président des Républicains par les adhérents du parti », Et qu’il est donc « légitime à s’exprimer à ce titre ».

Sur le papier, rien ne l’oblige en effet à quitter son poste avant le 25 août, comme le stipulent les statuts, soit quinze jours avant la date limite de dépôt des candidatures, le 9 septembre. « On lui reproche d’utiliser les moyens du parti. Mais il faut bien quelqu’un pour tenir la boutique. Et il ne va pas non plus rien dire et rien faire pendant que les autres sont tranquillement en campagne ! » assène un cadre des Républicains.

Nicolas a déjà prévenu qu’il ferait de l’épicé dans cette campagne, à la manière de Trump.

leparisien.fr

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #Primaire

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