Pendant que Sarkozy rencontre Poutine, Fillon et Juppé essaient de se faire entendre

Publié le 16 Juin 2016

Pendant que Sarkozy rencontre Poutine, Fillon et Juppé essaient de se faire entendre

Ambiance détendue à Moscou

Le même jour, Nicolas Sarkozy a rencontré Vladimir Poutine dans sa résidence de Novo Ogarevo, près de Moscou, se disant "persuadé que le monde a besoin de la Russie" et rappelant l'importance de "discuter, s'écouter et se respecter". La rencontre entre les deux hommes, la troisième depuis que Nicolas Sarkozy a quitté l'Elysée, a duré 1h45.

"Je suis content d'être ici à Moscou, et tu connais ma conviction que le monde a besoin de la Russie", a déclaré le président du parti Les Républicains au président russe lors d'une brève entrevue devant la presse, avant le début de leur entretien. "La Russie et l'Europe sont faites pour travailler ensemble (...) Discuter, s'écouter et se respecter, c'est la destinée de la France et de la Russie", a ajouté Nicolas Sarkozy dans une ambiance détendue.

Cordial et souriant, Vladimir Poutine a de son côté salué le discours de l'ancien président français, donné dans la matinée devant les étudiants du MGIMO, le prestigieux institut des relations internationales de Moscou.

"Avec ton discours, tu as beaucoup impressionné (...), pas seulement ceux qui se trouvaient dans la salle mais aussi à l'extérieur", a souligné le président russe.

Dans son discours, Nicolas Sarkozy avait appelé les Occidentaux à rompre l'isolement de la Russie, partenaire "incontournable" pour le règlement du conflit en Syrie. "Dans le monde qui est le nôtre, nous devons à tout prix éviter une nouvelle Guerre froide", avait ajouté l'ancien chef d'Etat.

"Isoler la Russie n'a aucun sens", avait-il martelé, en référence à la détérioration des relations entre Occidentaux et Russes dans la foulée de la crise ukrainienne. Plus généralement, il avait loué l'action globalement "plus positive que négative" de Vladimir Poutine.

Face à lui, Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la guerre entre la Russie et la Géorgie en 2008, pendant laquelle la France dirigeait la présidence tournante de l'Union européenne et a négocié un accord de paix entre les deux pays.

"Nous avons eu des désaccords mais j'ai toujours pu trouver les voies d'un bon compromis (...) L'affrontement a été évité, et je crois à la possibilité de sortir de cette période de tension", a déclaré l'ex-président français.

huffingtonpost.fr

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #Actualité

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