Nicolas Sarkozy veut créer un "service de renseignement des prisons"

Publié le 16 Juin 2016

Nicolas Sarkozy veut créer un "service de renseignement des prisons"

Dans un entretien accordé au Figaro ainsi qu’à six autres journaux européens, l’ancien chef de l’Etat détaille un plan contre le terrorisme. Le président du parti de droite indique notamment vouloir rattacher les gardiens de prison au ministère de l’intérieur.

Terrorisme, crise migratoire, Brexit... Dans un grand entretien accordé à sept journaux européens membres de Lena (Leading European Newspaper Alliance), dont fait partie Le Figaro , le président du parti « Les Républicains », donne son avis sur les affaires européennes et avance ses propositions.

Terrorisme, crise migratoire, Brexit... Dans un grand entretien accordé à sept journaux européens membres de Lena (Leading European Newspaper Alliance), dont fait partie Le Figaro , le président du parti « Les Républicains », donne son avis sur les affaires européennes et avance ses propositions.

Sur le terrorisme

L'ancien chef de l'Etat estime que la réponse des démocraties face au terrorisme n'a pas été à la hauteur. Alors, il propose quatre mesures. D'abord, Nicolas Sarkozy dit vouloir mettre tous les détenus islamistes à l'isolement. Surtout, le président du parti de droite indique vouloir créer « en urgence » un véritable « service de renseignement des prisons » consistant notamment à surveiller les cellules et rattacher les gardiens de prison au ministère de l'intérieur.

Ensuite, Nicolas Sarkozy revient sur le cas de binationaux. Trois jours après les attentats de Paris le 13 novembre dernier, François Hollande avait prôné une révision de la Constitution. Là, il estimait qu'il fallait élargir les conditions de la déchéance de nationalité... Nicolas Sarkozy revient sur cette proposition et déclare que « toute personne étrangère ou binationale ayant des liens avec des activités ou des réseaux terroristes doit être expulsée sans délai ».

Quatrième point, le président des « Républicains » dit vouloir des centres de déradicalisation pour les individus condamnés.

Sur la crise migratoire

Nicolas Sarkozy considère que Schengen « est à terre » et qu'il n'y a « aucune proposition sérieuse » : « La seule solution, celle des quotas n'est pas à la hauteur ». Alors, il dit vouloir mettre sur la table un nouveau Traité européen, un Schengen 2 et la création d'un Euro-Schengen composé des ministres de l'Intérieur et d'un président stable.

Sur le Brexit

Pour l'ancien chef de l'Etat, l'hypothèse d'un Brexit serait un « naufrage », puisque l'Europe perdrait sa deuxième économie. Interrogé sur la réponse à apporter face au « risque », il indique que le nouveau traité qu'il propose doit prendre en compte l'existence de deux Europe : une Europe de l'euro qui aurait un directeur du Trésor ou encore un Fonds monétaire européen mais aussi une « Europe des Vingt-huit » qui devrait évoluer vers moins de compétences communes.

Les septs journaux interrogent ensuite Nicolas Sarkozy sur l'image de la France à l'étranger notamment depuis la crise sociale. Là-dessus, il explique que la priorité des priorités est de « rétablir l'autorité dans le pays ». Tout un programme donc qui reste malgré tout, pour l'instant, désincarné pour 2017. Car jusqu'à preuve du contraire, Nicolas Sarkozy n'est pas encore candidat à l'élection présidentielle.

lesechos.fr

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #Interview

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