Nicolas Sarkozy fustige Eric Cantona

Publié le 9 Juin 2016

Nicolas Sarkozy fustige Eric Cantona

Lors de son passage sur Europe 1 ce jeudi matin, l'ancien président de la République s'est exprimé sur les polémiques et craintes entourant l'Euro et l'équipe de France.

Passionné de la chose sportive, en particulier quand il s'agit du ballon rond, Nicolas Sarkozy a profité de son passage dans la matinale d'Europe 1 pour donner son opinion sur la polémique récente ayant entourée l'équipe de France et les choix opérés par Didier Deschamps pour composer sa liste de 23, dictés selon certains par la montée du racisme en France. Une semaine après sa sortie sur RTL où il avait fustigé «les déclarations insensées de Karim Benzema, de Jamel Debbouze et de ce pauvre monsieur Cantona», l'ancien président de la République s'est montré plus doux avec les deux premiers. Notamment Benzema, dont il dit: «Je trouve injuste de mettre Monsieur Benzema au même niveau que Cantona ou Jamel Debbouze. Parce que ce Benzema, qu'il soit déçu, c'est normal, et quand on est déçu on peut dire des choses qui dépassent sa pensée. Moi je ne l'accablerais pas, je ne le ferais pas.»

Je me souviens de ses déclarations insensées au moment de la crise financière, où il demandait aux Français d'aller retirer leur argent des banques, comme si en la matière il avait quelques compétences que cela soit

En revanche, Sarkozy se montre extrêmement virulent vis-à-vis de Cantona. «Il aurait mieux fait de se taire. Je me souviens de ses déclarations insensées au moment de la crise financière, où il demandait aux Français d'aller retirer leur argent des banques, comme si en la matière il avait quelques compétences que cela soit.» Et l'ancien chef de l'Etat de conclure sur le sujet: «Quant à Jamel Debbouze, il s'est excusé pour ce qu'il a dit. Le procès qui a été fait à Didier Deschamps et Noël Le Graët est un procès scandaleux et on a le résultat du communautarisme.» Il fait alors suite à sa précédente pique sur la politique actuelle menée par son successeur à l'Elysée, lorsqu'il avait dénoncé la responsabilité de l'exécutif: «C'est le résultat d'un communautarisme militant, encouragé par ce gouvernement depuis quatre ans (…) Quand on flatte le communautarisme et les communautés, alors on ne peut plus parler d'islam sans être islamophobe, d'immigration sans être raciste et d'Europe sans être europhobe.»

Sarkozy et ses doutes sur les fan-zones

Autre sujet abordé par le responsable des Républicains, les fameuses fan zones dont la sécurité ne manque pas d'inquiéter à la veille de l'ouverture de l'Euro. Pour Sarkozy, clairement, celles-ci ne devraient pas exister: «Je suis sûr que tout va bien se passer, et je le souhaite de tout mon cœur, mais nos policiers et gendarmes sont épuisés. Et nous en avons besoin pour faire de l'investigation, donc le choix des fan zones est un choix qui n'est pas adapté. A l'époque où j'étais ministre de l'Intérieur et président de la République, je n'aurais pas fait ces fan zones.» Et l'ancien président de poursuivre: «D'un côté, on nous explique qu'il faut prolonger l'état d'urgence. Et dans le même temps, on nous explique que nous allons faire des fan zones avec 100.000 personnes sous la Tour Eiffel. Pour moi, on a d'autres choses à faire qu'occuper nos policiers et nos gendarmes à garder des fan zones. Si on est en état d'urgence, il me semble imprudent de faire des fan zones.» Une opinion qui ne changera plus rien à la donne cependant.

lefigaro.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Actualité

Repost 0
Commenter cet article