Nicolas Sarkozy: "François Hollande paye le prix du mensonge"

Publié le 9 Juin 2016

Nicolas Sarkozy: "François Hollande paye le prix du mensonge"

Pour Nicolas Sarkozy, tous ces blocages organisés par les syndicats ont un point de départ: la campagne présidentielle 2012 du président actuel.

"François Hollande paye le prix du mensonge. A aucun moment il leur a dit qu'il réformerait le droit du travail, jamais. Donc ils ont l'impression d'avoir été bernés", lance l'ancien chef d'Etat.

Nicolas Sarkozy trouve d'ailleurs que ça ne va pas mieux en France: "C'est un mensonge de plus. Sur l'ensemble du quinquennat, la France a fait en terme de chômage et de déficit moins bien que l'ensemble des pays européens. Pendant les cinq ans de mon quinquennat, on a fait mieux en terme de chômage, de déficit, de dette que la moyenne des pays européens."

Pas encore officiellement déclaré pour la campagne des primaires à droite, Nicolas Sarkozy en retient tout de même une leçon pour la suite: "Dans dix mois, il y aura un rendez-vous essentiel, celui de l'alternance. Il faut tout dire avant. La première leçon à tirer, dire la vérité sur ce qu'on va faire et ne pas faire."

Il avance également quelques propositions. le président des Républicains souhaite "supprimer le monopole de présentation au premier tour des élections professionnelles pour les grandes centrales syndicales. Au premier tour, tout le monde n'a pas le droit de se présenter, seule la CGT, FO et la CFDT ont le droit de se présenter."

"Il souhaite également que "dans les entreprises, les centrales syndicales ne puissent plus nommer des délégués mais que ces délégués soient élus".

Il propose "que les chefs d'entreprise puissent décider d'un référendum qui permette de sortir des blocages. S'il y a une majorité pour la reprise, on fait la reprise. Et on réquisitionne à chaque fois que c'est bloqué." Il réclame ensuite "qu'on aille plus loin dans le service minimum".

Sur les 35 heures, Nicolas Sarkozy prône la souplesse: "Si les entreprises veulent y rester elles, le restent. Pour les autres on donne la liberté aux salariés et aux chefs d'entreprises, sur ce que doit être la durée du travail. Il n'y a aucune raison pour que ce soit la même règle pour tout le monde".

lexpress.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Interview

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