Nicolas Sarkozy a été un bon président. Peut-être un grand président

Publié le 16 Juin 2016

Nicolas Sarkozy a été un bon président. Peut-être un grand président

Il a été traîné dans la boue ! Il a été l'homme le plus détesté et le plus attaqué de France, celui que beaucoup ont adoré haïr. Décrété par ses adversaires «nul» et «dramatique», son bilan a été à peine examiné et discuté. Il a été considéré par les socialistes comme un «fiasco».

Plus encore que son action politique, c'est surtout l'homme lui-même qui a été la cible de toutes les moqueries, de tous les sarcasmes, de toutes les calomnies. Il a été traité de «menteur», de «voyou», d'«escroc». Il a été traîné dans la boue avec plus de violence que les figures les plus exécrées de notre longue histoire. Il a été attaqué de toutes les façons possibles. Sur sa politique, sur son physique, sur sa famille, sur les femmes qu'il aimait, sur sa vie officielle et privée. Proie des humoristes, des dessinateurs, des animateurs de radio ou de télévision, des journalistes et des politiques.

On passait tout à François Mitterrand, ses mensonges, ses faux bulletins de santé, ses écoutes téléphoniques, ses fréquentations douteuses, son train de vie et celui de ses proches. Il était si séduisant. On passait tout à Dominique Strauss-Kahn avant la catastrophe finale. Il était si amusant. On n'a jamais rien passé à Nicolas Sarkozy.

Le travail accompli pendant cinq ans pour faire face à la série de crises qui ont frappé les Etats-Unis, l'Europe entière et la France a été minoré avec subtilité. Non seulement, grâce à Sarkozy, la France s'en est tirée mieux que tous ses voisins, mais toute une rafale de réformes, dont la plus importante est la réforme des retraites, ont pu être menées à bien. Tout cela a été savamment occulté sous les attaques permanentes contre la personne du Président.

Il est terriblement naturel. Il n'est pas dissimulé. Pas assez peut-être. Il n'est pas faux jeton. Pas assez peut-être. Il est plutôt moins menteur que les autres qui lui reprochent tant de mentir. Il dit ce qu'il pense. Il ouvre son coeur et sa vie. Il fait confiance aux autres. Et les autres en abusent.

De gauche ou de droite, les hommes politiques en France n'ont jamais cessé de fréquenter les bonnes tables et les grands restaurants qui font aussi partie du patrimoine français. Personne n'a jamais reproché à Mitterrand ou à Strauss-Kahn, peut-être même à Hollande, de s'y rendre régulièrement. Mais, lancée par des journalistes, l'affaire du Fouquet's a été un scandale. Nicolas Sarkozy est «le Président des riches». Il aurait avec l'argent des liens privilégiés. Mme Joly et quelques autres ont été jusqu'à l'accuser de malhonnêteté. Je crois qu'au milieu de tant de tentations et de compromissions, il est plutôt plus honnête que beaucoup d'autres. Il a été le premier à introduire à l'Elysée (...) une Cour des comptes à la tête de laquelle il avait nommé un socialiste. Jamais la transparence n'a été mieux établie au sommet de l'Etat.

Quand un imbécile et un mufle qui ignore les lois de la démocratie refuse de serrer la main du chef de l'Etat en lui disant quelque chose comme: «Touche-moi pas! Tu me salis», il ne peut pas s'empêcher d'éclater. Il lui dit: «Casse-toi, pauvre con!» Personne ne reproche sa muflerie à un mufle qui injurie la fonction du premier magistrat de la République. Tout le monde tombe sur le Président qui ne s'est pas conduit comme il fallait en employant les mots de tous les jours. Les Français sont parfois étranges.

C'est un caractère fort, fait de contrastes, loin de toute hypocrisie, ennemi de la médiocrité. Il n'a abaissé ni sa fonction ni le pays. Nicolas Sarkozy s'est montré autrement tolérant que son opposition. Moins violent, moins blessant que ceux qui l'accusent de violence. Et infiniment plus tolérant.

Il a été un bon président. Peut-être un grand président. Il n'a pas été seulement le réformateur par excellence d'un système délabré qui, notamment dans le domaine des retraites, se serait écroulé sans lui. Il n'a pas seulement, dans les pires conditions, sauvé à plusieurs reprises l'Europe et l'euro. Il a joué un rôle considérable dans un monde où il a été le pair et l'égal des Obama, des Merkel, des Lula.

Nicolas Sarkozy a toujours préféré le courage à la popularité. Il a essayé de remettre le travail à l'honneur et de remettre la France au travail. Il a lutté avec succès contre la crise mondiale. Il a réformé ce qu'il était nécessaire de réformer pour éviter l'écroulement.

Nicolas Sarkozy n'est pas ce que ses adversaires disent de lui ! le Président peut légitimement être fier de son bilan !

Extrait de l'article de P.Tesson : L'injustice faite à Sarkozy

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Bilan

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