Le flou du gouvernement sur le Brexit, une aubaine pour Nicolas Sarkozy et les candidats à la primaire

Publié le 21 Juin 2016

Le flou du gouvernement sur le Brexit, une aubaine pour Nicolas Sarkozy et les candidats à la primaire

BREXIT - La droite s'agite à quarante huit heures du référendum très incertain sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Quelle que soit l'issue de ce scrutin annoncé d'ores et déjà comme historique, le flou entourant la réaction du gouvernement français nourrit l'inquiétude et les propositions des concurrents de François Hollande.

Le retour de Sarkozy président de l'UE

En attendant, la discrétion du président socialiste est une aubaine pour ses rivaux, en particulier Nicolas Sarkozy qui entend bien profiter de la crise européenne pour dépoussiérer son costume d'ancien chef d'Etat. Profitant de sa double casquette de chef de parti et d'ancien président de l'UE, le patron des Républicains tient là une occasion unique de se démarquer à la fois de François Hollande et de ses concurrents à la primaire de la droite. Après un tête à tête avec le président russe Vladimir Poutine la semaine dernière, Nicolas Sarkozy déjeune ce mardi 21 juin avec la chancelière allemande Angela Merkel qu'il veut convaincre de la "nécessité d'un nouveau traité pour l'Union européenne".

Une diplomatie parallèle qui n'engage à rien mais qui lui doit permettre de dérouler ses remèdes contre "le vide sidéral" de propositions et "l'absence de leadership" qu'il ne cesse de dénoncer chez François Hollande. Après son déjeuner, Nicolas Sarkozy doit justement prononcer un discours sur "l'avenir de l'Europe", devant le Wirtschaftsrat, un conseil économique lié au CDU.

Depuis les dernières élections européennes, l'ancien président plaide pour une refonte drastique de l'UE avec un recentrage des compétences européennes sur un nombre restreint de secteurs stratégiques (industrie, agriculture, concurrence, négociations commerciales, énergie...) et la restitution des autres compétences aux gouvernements nationaux. Outre un Schengen II pour faire face à la crise des migrants, Nicolas Sarkozy veut aussi marginaliser la Commission européenne, érigée en bouc émissaire du désamour européen.

Consensus sur la nécessité de relancer l'UE

Face à la démonstration de force d'un Nicolas Sarkozy porté par son envergure internationale (ce qui dope sa cote de popularité à droite) les autres candidats à la primaire sont contraints à faire preuve d'imagination pour se faire entendre. Mais qu'ils soient pro ou anti Brexit, tous tombent d'accord sur la nécessité de relancer le projet européen en s'attaquant aux traités comme au fonctionnement de l'UE.

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #International

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