Le billet politique du jour - Et Nicolas Sarkozy inventa la diplomatie perpendiculaire

Publié le 29 Juin 2016

Le billet politique du jour - Et Nicolas Sarkozy inventa la diplomatie perpendiculaire
Le billet politique du jour - Et Nicolas Sarkozy inventa la diplomatie perpendiculaire

L'ex-président de la République multiplie les rencontres avec les chefs d'État étrangers. une façon de cibler la politique internationale de François Hoallnde et de prendre l'avantage sur ses rivaux de la primaire.

Dîner en tête-à-tête avec Vladimir Poutine, déjeuner discret avec Angela Merkel, Nicolas Sarkozy se déploie sur la scène internationale ces derniers temps. Il aurait tort de se priver. Reçu par des chefs d'État étrangers comme un chef d'État en exercice ou presque, il souligne la faiblesse de François Hollande et surligne son statut d'ex-président vis-à-vis de ses rivaux de la primaire des Républicains. Gagnant sur toute la ligne. En politique intérieure du moins.

Pour le reste, peu importe que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne soient pas tout à fait sur la même ligne européenne. Peu importe aussi que Vladimir Poutine s'appuie sur Nicolas Sarkozy pour critiquer en creux la politique de François Hollande. L'ex-président chez lui parmi les grands, voilà l'image qu'il convient d'envoyer aux électeurs de la primaire. Ce n'est pas Alain Juppé, François Fillon ou Bruno le Maire qui pourraient en faire autant.

Manœuvre habile donc mais qui rompt avec les us et coutumes selon lesquels on ne critique pas son pays depuis l'étranger. A Berlin, Nicolas Sarkozy déplore que «dans le couple franco-allemand, il manque un Français». A Moscou, il regrette les désaccords entre la France et la Russie. Certains l'accusent parfois de pratiquer la diplomatie parallèle, celle qui se joue dans l'ombre. Ils ont tort. Nicolas Sarkozy agit en pleine lumière. A ce stade, c'est plutôt de la diplomatie perpendiculaire.

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #International

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