Camp de réfugiés à Paris: «pas la solution» selon Sarkozy

Publié le 10 Juin 2016

Camp de réfugiés à Paris: «pas la solution» selon Sarkozy

Nicolas Sarkozy a jugé aujourd'hui que l'ouverture d'un camp pour réfugiés, comme l'a annoncé Anne Hidalgo (PS) à Paris, n'était "pas la solution", mais a dit "comprendre" les initiatives des maires "abandonnés par l'Etat" et a de nouveau plaidé pour un "Schengen II" à l'échelle européenne.

La maire de Paris a annoncé le 31 mai la création d'un camp humanitaire pour réfugiés à Paris, aux normes de l'ONU, une annonce accueillie avec une certaine surprise au ministère de l'Intérieur. Les maires "se trouvent abandonnés par l'Etat. Il n'y a plus de Schengen, il n'y a plus de Dublin. L'Europe est en train de devenir une passoire. Et les maires se retrouvent avec une solution humanitaire impossible à gérer. Donc ils essaient de faire comme ils peuvent", a réagi M. Sarkozy sur Europe 1.

"La question pour moi est tout autre: qu'est-ce qu'on attend pour réformer Schengen ? Ca fait deux ans que Schengen s'écroule. J'ai proposé un Schengen II, géré par un gouvernement de Schengen qui serait composé des ministres de l'Intérieur de l'Europe, présidé par l'un des leurs, à qui on rattacherait Frontex. Et on dirait clairement qu'on ne peut pas rentrer en Europe uniquement parce qu'on le demande", a développé l'ancien président de la République.

Invité à préciser sa pensée sur l'initiative d'Anne Hidalgo, M. Sarkozy a déclaré: "j'ai fermé la jungle de Calais. Je sais très bien ce qu'il en est. Quand vous créez un camp, vous créez un appel d'air. Donc ce n'est pas la solution, même si je peux comprendre que des maires abandonnés par l'Etat, à partir du moment où les gens rentrent en France, se disent il faut bien qu'on en fasse quelque chose".

lefigaro.fr

Rédigé par Miau Jeanne

Publié dans #Actualité

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