Avoir le courage d'assumer ses convictions et de refuser des idées molles

Publié le 8 Juin 2016

Avoir le courage d'assumer ses convictions et de refuser des idées molles

Nicolas Sarkozy devrait poser mercredi l'acte I de sa pré-campagne pour l'investiture présidentielle à droite en relançant le mantra de l'identité nationale.

L'ancien chef de l'Etat avait éprouvé ce thème lors de sa campagne victorieuse de 2007 et récidivé en 2012.

Les thèmes de l'appartenance à la Nation, de l'autorité de l'Etat, de la laïcité irrigueront donc son discours mercredi soir lors d'une réunion publique à Saint-André-lez-Lille (Nord).

"La notion d'identité sera forte. Ce sera un discours solennel où il s'adressera au peuple de France, sur ce que c'est qu'être Français", précise-t-on dans son entourage.

"Ce n'est pas un positionnement, il ne le fait pas par rapport à ses concurrents, mais par rapport à ce qu'il ressent de la France", ajoute-t-on.

"Hier encore, affirmer publiquement qu'il existait une identité française était considéré comme une insupportable provocation. Aujourd'hui, la fierté de la France est un drapeau", déclarait récemment Nicolas Sarkozy lors d'un colloque du groupe de réflexion "France fière".

Là où Alain Juppé prône "l'intégration", Nicolas Sarkozy défend "un nouveau pacte d'assimilation".

"Aujourd'hui, l'enjeu pour la droite, c'est d'avoir le courage d'assumer ses convictions et de refuser des idées molles ou faussement consensuelles", justifie-t-il dans un entretien à Valeurs actuelles paru la semaine dernière.

Le 9 mai 2006, Nicolas Sarkozy avait lancé sa campagne de "présidentiable" à Nîmes par un discours sur "La France éternelle" et l'identité nationale.

Face à la "colère sourde" des Français, le président des Républicains veut encore incarner "la droite des valeurs", décliner la partition de l'identité et des "racines chrétiennes" de la France, déjà testée lors de récentes réunions publiques.

"Il est notamment très frappé par une montée inquiétante du communautarisme", explique un proche.

L'ancien chef de l'Etat espère ainsi capter le coeur de l'électorat LR, qui selon lui fera la différence les 20 et 27 novembre prochains

capital.fr

Rédigé par La rédaction

Publié dans #France

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