Nicolas Sarkozy: pour que vous soyez de nouveau fier de votre formation politique

Publié le 30 Mai 2016

Nicolas Sarkozy: pour que vous soyez de nouveau fier de votre formation politique

Nicolas Sarkozy consacrait ce vendredi soir la dernière séquence de sa tournée réunionnaise à son clan politique. En leader de parti "Les Républicains", il a une nouvelle fois relégué la question de sa candidature au second plan pour se positionner au-dessus de la mêlée.

"Pendant deux ans et demi j’étais à la retraite et j’ai regardé mes amis s’entredéchirer". Nicolas Sarkozy aime à se poser en homme providentiel. Après avoir eu cette ambition pour la France en 2007, c’est en chef d’un clan ridiculisé par les luttes internes il y a trois ans, couronnées d’un fiasco électoral Fillon/Copé, qu’il s’est de nouveau imaginé hier soir à Cambaie. L’ancien chef de l’Etat s’était visiblement donné pour mission de partager son expérience nationale, au sein du parti, à l’instance locale.

"Vous savez pourquoi ils s’entretuaient (en parlant de Fillon et Copé) ? Parce qu’il n’y avait plus de chef. Et un chef, ça doit cheffer !", a-t-il décrispé l’assemblée. Des dissensions internes à l’UMP qui avaient laissé le champ libre à celle qui était finalement devenue le vrai "chef de l’opposition à l’époque : Madame Le Pen, qui en profitait pour devenir la seule force d’opposition contre François Hollande. Et quand j’ai vu où nous en étions, j’ai décidé de revenir", rappelle-t-il à l’auditoire comme pour asseoir une légitimité qui lui échappe dans les sondages. En attendant de dévoiler ses intentions pour les primaires où se bousculent les candidats à droite, il se crédite le succès d’un parti de nouveau en marche.

"Je n’accepte pas que l’on se comporte comme ça"

"On a fait campagne et je vous avais promis de tout changer pour que vous soyez de nouveau fier de votre formation politique. Je les ai remis au travail. Du lundi matin au dimanche soir parce qu’une formation politique, on ne s’en occupe pas que le mardi ou le mercredi. J’ai obligé des gens qui ne supportaient plus à travailler ensemble. Et ça marche. Il y a des pulsions de temps en temps, rien de grave. On a gagné les départementales, on a gagné les régionales, on a gagné la quasi-totalité des élections partielles. On a changé de nom. Personne ne le voulait, tous sont d’accord maintenant.On a jamais eu autant de militants. Je veux que notre formation ait un projet politique, on l’adoptera le 2 juillet. Je veux que les investitures soient données pour les législatives pour que notre formation ne soit pas en retard. Et l’alternance, chacun sait bien qu’elle est plus que possible, quelle est probable si on la mérite, si on travaille. J’ai fait en sorte qu’il y ait des primaires, que le financement soit prévu. Que le parti rembourse sa dette. Alors on me dit : qu’est-ce que tu attends, pourquoi tu ne dis pas ? Vous trouvez qu’il manque de candidats ? Tous les matins y’en a un nouveau. Ils se lèvent puis ils se disent : Tiens, je pourrais devenir Président de la République, si j’essayais. C’est pas l’idée que je me fais de la présidence de la Républiqu
e et de la France", adresse-t-il ces pics aux prétendants à la primaire.

Cette division, qu’il dit avoir asséché au national, les formations de la droite locale ont aussi tout fait pour l’éviter l’an dernier pour les deux élections. Rien n’a visiblement échappé à l’invité Sarkozy, malgré l’éloignement.

"Quand on a eu le magnifique succès de Didier Robert, c’était un succès pour nous tous. Et j’ai pas apprécié ce qu’on t’a fait pendant la campagne (il s’adresse à D.Robert). Et quand un certain nombre sont venus me voir pour me dire que 'peut-être,… il faut retirer l’investiture', j’ai dit : je n’accepte pas que l’on se comporte comme ça. Et tu as été élu parce que tu as le talent qui est le tien et parce que toute la famille politique était derrière. Y compris ceux qui pouvaient avoir des raisons de ne pas l’être. Je sais ! Ce que je dis n’est pas politiquement correct. Il y a eu un avant élection, il y a eu un pendant l’élection. Votre devoir c’est de rester unis après les élections ! Il y a de la concurrence, c’est normal, c’est sain. Mais jamais contre sa propre famille !"

zinfos974.com

Rédigé par La rédaction

Publié dans #Les Républicains

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